Formée à l’école des BA de Montpellier, élève et patricienne de Bourdelle, Germaine Richier (1902-1959) a été la première femme à avoir été célébrée de son vivant par une exposition au Musée national d’Art moderne en 1956.
A la sortie du deuxième conflit mondial, elle a renouvelé l’art de la sculpture en créant un univers de formes marqué par les hybridations, les métamorphoses, en incorporant des éléments naturels et en expérimentant une diversité de techniques jusqu’à la couleur dans la sculpture : « Dans cette affaire de couleur, j’ai peut-être tort, j’ai peut-être raison. Je n’en sais rien. Ce que je sais, en tous les cas, c’est que cela me plaît. La sculpture est grave, la couleur est gaie. J’ai envie que mes statues soient gaies, actives. Normalement, une couleur sur de la sculpture, ça distrait. Mais après tout, pourquoi pas ? »
Une conférence pour montrer, selon Paul Guth, « Comment Germaine Richier a prouvé à son père et au monde des hommes qu’on pouvait être femme… et grand sculpteur »
